La que se mueve
no sale en la foto
Y a mí me trae loco
El del piso nueve.
La Parole J’ai la beauté facile et c’est heureux. Je glisse sur les toits des vents Je glisse sur le toit des mers Je suis devenue sentimentale Je ne connais plus le conducteur Je ne bouge plus soie sur les glaces Je suis malade fleurs et cailloux J’aime le plus chinois aux nues J’aime la plus nue aux écarts d’oiseau Je suis vieille mais ici je suis belle Et l’ombre qui descend des fenêtres profondes Epargne chaque soir le coeur noir de mes yeux. Paul Eluard, Capitale de la douleur, 1923
Organisation : DENIS GARDON et CLAUDE CLAVERIEADRESSE DE RESIDENCE :CAFE RESTAURANT LE PLATANEBoulevard de la Cluse 91 1205 GENEVEhttp : laboratoiredidees.blog.tdg.chMARDI 21 MARS 18 h 30 à 20 h 30à l’occasion de la Journée mondiale de la Poésie. Un café Philo laboratoire d’idées consacré à la poésie et à sa place dans la société.« La Poésie par sa diversité créatrice interroge sur notre usage des mots et notre compréhension du monde ». ( UNESCO)Une sélection de poèmes de Suisse, d’Europe d’Asie, d’Afrique, des Amériques, et de poèmes choisis - une libre parole qui imagine et agit, Claude Claverie et Denis Gardon vous livreront leur choix par leur lecture.Avec en première partie : une performance danse-poésie avec MAITE ARAGONÉS LUMERAS.À contre-coeur
Elle se meurtEt lui, à son encontre,Raconte leur rencontre.Une vie, ou plutôt deux,À contre-courant, eux.Un com(n)te et une reineÀ compte-gouttes s'égrènentUn regard, une mainPour ou contre : jeu de vilains.Lassée, elle le trompeLui, as du contre, attend qu’elle rompe.La corde résiste, il la grondeDehors le tonnerre gronde.Sans contrainte, elle se dévergondeElle et son contraireContrarié virent à l’aigre.Contre toute attente,Elle joue, elle le hante,A contrario il se vante.Chut ! Que rien ne s’évente !De paradoxes et contradictionsS’embrasent leurs prédictions :Pour ou contre, sont ouverts les parisQuant au mari totalement mariEn contre-poids misePour rejoindre sa promiseContraint par l’amourArraché d’une bouche, un jour.À contre-jour, joue contre joueUn couple danse, avanceElle lui fait des avancesPeine perdue, il contrattaque, elle avoue.Il savoure, contrefait une moue,Elle s’ouvre, contrite, et joue.Elle, trois contre unLui, sur son trente-et-un.
Ecrivons sur la page Pendant que la mer dégage Si la mère enrage Elle effacera toutes les pages