Le froid de l'hiver
La nudité des arbres démunis de leur vert
Le monde à l'envers !
La Parole J’ai la beauté facile et c’est heureux. Je glisse sur les toits des vents Je glisse sur le toit des mers Je suis devenue sentimentale Je ne connais plus le conducteur Je ne bouge plus soie sur les glaces Je suis malade fleurs et cailloux J’aime le plus chinois aux nues J’aime la plus nue aux écarts d’oiseau Je suis vieille mais ici je suis belle Et l’ombre qui descend des fenêtres profondes Epargne chaque soir le coeur noir de mes yeux. Paul Eluard, Capitale de la douleur, 1923
domingo, 22 de noviembre de 2015
sábado, 21 de noviembre de 2015
Illusion
Le fleuve suis son cours
Le flâneur son chemin
La skieuse ou la détective une piste
La langue ses règles
Le chien son flair
L'humanité son destin
La mère son instinct
Et moi, qui suis-je ?
Le flâneur son chemin
La skieuse ou la détective une piste
La langue ses règles
Le chien son flair
L'humanité son destin
La mère son instinct
Et moi, qui suis-je ?
miércoles, 18 de noviembre de 2015
Vestiges de l'amour
La belle héroïne dans tes veines
Te berce d'illusions vaines.
Tu t'enfonces dans les profondeurs malsaines.
Te berce d'illusions vaines.
Tu t'enfonces dans les profondeurs malsaines.
sábado, 14 de noviembre de 2015
¡Hasta siempre!
J'ai vu la fougue, la passion, l'aveuglement de l'amour
Semer insidieusement, d'une main maîtresse, le doute.
Ravager, comme une tornade, l'esprit coûte que coûte
Gangrener, comme la peste, la joie, l'entrain et l'humour.
Isolé sur le rocher d'un précipice, tu as continué au grand jour
A confondre amour et soumission. Tu as sué jusqu'à la dernière goutte
Que j'ai vu perlé sur ton âme. Sans nul doute, elle t'envoûte.
Accroupi, tu as orchestré tes cellules pour entonner sans détour
Le pasodoble. Elle a mené la danse, t'as joué un mauvais tour
En reprenant le refrain assassin du ciel serein, tout ça à rebours.
Meurtri d'amour incompris, bercé d'illusions floues, tu n'as plus repris la route.
J'écris, je m'écrie du plus loin de mes entrailles et braille : Écoute !
Tu poursuis, pourtant, courbé, comme l'oranger déraciné qui souffre.
La mère, sans crainte ni étreinte, dirige et exige que tu lui portes secours.
Amour qui emprisonne, vautours qui résonnent autour de l'homme.
Les larmes essuient le drame, vacarme des armes
Puis, aussi tonitruant que soudain, le silence d'un drame
Envoûtant l'air lourd d'une senteur lointaine, d'une flamme.
Réduire en cendres l'amour d'un gentilhomme envers sa dame
Pour nourrir la terre mère et alimenter de sève ton âme.
Semer insidieusement, d'une main maîtresse, le doute.
Ravager, comme une tornade, l'esprit coûte que coûte
Gangrener, comme la peste, la joie, l'entrain et l'humour.
Isolé sur le rocher d'un précipice, tu as continué au grand jour
A confondre amour et soumission. Tu as sué jusqu'à la dernière goutte
Que j'ai vu perlé sur ton âme. Sans nul doute, elle t'envoûte.
Accroupi, tu as orchestré tes cellules pour entonner sans détour
Le pasodoble. Elle a mené la danse, t'as joué un mauvais tour
En reprenant le refrain assassin du ciel serein, tout ça à rebours.
Meurtri d'amour incompris, bercé d'illusions floues, tu n'as plus repris la route.
J'écris, je m'écrie du plus loin de mes entrailles et braille : Écoute !
Tu poursuis, pourtant, courbé, comme l'oranger déraciné qui souffre.
La mère, sans crainte ni étreinte, dirige et exige que tu lui portes secours.
Amour qui emprisonne, vautours qui résonnent autour de l'homme.
Les larmes essuient le drame, vacarme des armes
Puis, aussi tonitruant que soudain, le silence d'un drame
Envoûtant l'air lourd d'une senteur lointaine, d'une flamme.
Réduire en cendres l'amour d'un gentilhomme envers sa dame
Pour nourrir la terre mère et alimenter de sève ton âme.
domingo, 1 de noviembre de 2015
Versos del más allá
Estos versos tuyos para tu cielo
Un homenaje, papá...
Cuando mi voz calle
Con la muerte
Mi canción te seguirá cantando
Con su corazón vivo
...
Me hago eco de tus palabras
Del más allá, siempre aquí:
Cuando tu mirada se apague
Al irte
Tu risa entonará
Un concierto andante
Cuando las lágrimas humedezcan
La tierra de los naranjos
Crecerán en tu huerta
Frutales de mil encantos
Un homenaje, papá...
Cuando mi voz calle
Con la muerte
Mi canción te seguirá cantando
Con su corazón vivo
...
Me hago eco de tus palabras
Del más allá, siempre aquí:
Cuando tu mirada se apague
Al irte
Tu risa entonará
Un concierto andante
Cuando las lágrimas humedezcan
La tierra de los naranjos
Crecerán en tu huerta
Frutales de mil encantos
jueves, 29 de octubre de 2015
Tr三s
Con tus ojos aún velados de sueño
Y tu sonrisa blanca de nácar risueño
Nace la dulce luz de un día de ensueño
Y tu sonrisa blanca de nácar risueño
Nace la dulce luz de un día de ensueño
miércoles, 14 de octubre de 2015
Éloge de la lenteur
Elle avance sans frayeur sur le fil détendu de la vie
Se fraie un chemin tout en douceur, épanouie,
Légère, insouciante, les pensées bercées par son rire
Qui éclate sans sanglots ni débris. La voilà qui arrive.
Enfin ! S'écrient les impatients, pestant et rouspétant
A l'encontre de la joie qu'elle arbore d'un regard triomphant.
C'est l'enfant, lent, donc insolent, sans coup de vent
C'est toi, mon cœur, nonchalante, élégante... tu descends.
Les courses effrénées, les pas précipités, les mots dispersés,
La foule sous la houle, le raz de marée qui démarre en trombe,
Les gestes saccadés, le rythme décuplé, les visages sombres
Sombrent dans l'abîme du temps, que rien ne peut arrêter.
Dépêche-toi, cours, on y va, j'accoure, t'as fini ? Scandent les parents.
Quant aux dirigeants, ils orchestrent à la va-vite leur emploi du temps
Sautent dans un avion, pressent le pas, s'agitent, arrivent sur les dents
Puis, à bout de nerfs, furibonds, ils finissent par s'effondrer, c'est dément !
Mais où vont-ils lancés comme des fusées ? Creuser leur tombe tout simplement.
Se fraie un chemin tout en douceur, épanouie,
Légère, insouciante, les pensées bercées par son rire
Qui éclate sans sanglots ni débris. La voilà qui arrive.
Enfin ! S'écrient les impatients, pestant et rouspétant
A l'encontre de la joie qu'elle arbore d'un regard triomphant.
C'est l'enfant, lent, donc insolent, sans coup de vent
C'est toi, mon cœur, nonchalante, élégante... tu descends.
Les courses effrénées, les pas précipités, les mots dispersés,
La foule sous la houle, le raz de marée qui démarre en trombe,
Les gestes saccadés, le rythme décuplé, les visages sombres
Sombrent dans l'abîme du temps, que rien ne peut arrêter.
Dépêche-toi, cours, on y va, j'accoure, t'as fini ? Scandent les parents.
Quant aux dirigeants, ils orchestrent à la va-vite leur emploi du temps
Sautent dans un avion, pressent le pas, s'agitent, arrivent sur les dents
Puis, à bout de nerfs, furibonds, ils finissent par s'effondrer, c'est dément !
Mais où vont-ils lancés comme des fusées ? Creuser leur tombe tout simplement.
sábado, 10 de octubre de 2015
Tengo 5 años
El aire con el amor; así sopla la brisa
Te oigo de lejos y de cerca, marisma.
Unas estrellas: adivina cuál tengo yo,
Si lo adivinas, cuenta con mi apoyo.
Te oigo de lejos y de cerca, marisma.
Unas estrellas: adivina cuál tengo yo,
Si lo adivinas, cuenta con mi apoyo.
miércoles, 30 de septiembre de 2015
No tener dónde caerse muerto
He estado detrás del cristal
Como una refugiada tratada como a un animal
¿Se puede llenar el vacío abismal?
Como una refugiada tratada como a un animal
¿Se puede llenar el vacío abismal?
domingo, 23 de agosto de 2015
Mar de palabras
Cuando un enjambre de cuchicheos afilados
atravesando afísicamente la luz,
espacio colgando con ruido atesorado,
choca contra una nube de suave contraluz
esparce como lluvia altisonante
palabras, voces, verborrea sin disfraces
que inundan el aire de una noche estimulante.
Nadie recorre ya el perfil de sus haces.
atravesando afísicamente la luz,
espacio colgando con ruido atesorado,
choca contra una nube de suave contraluz
esparce como lluvia altisonante
palabras, voces, verborrea sin disfraces
que inundan el aire de una noche estimulante.
Nadie recorre ya el perfil de sus haces.
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La louve
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