Si les Muses vous inspirent, vous, poètes
De quelle fontaine buvons-nous, en fait?
Où puiser l'inspiration, réveiller nos sens ?
Sans le chant des sirènes, comment je danse ?
En l'absence de Nymphes, pas de souffle.
Finies les jolies frimousses, on les étouffe,
Les éclabousse de mots, on vide la cartouche
Sans faire mouche, un baiser sans bouche
Un piano sans touches, un horizon louche...
La Parole J’ai la beauté facile et c’est heureux. Je glisse sur les toits des vents Je glisse sur le toit des mers Je suis devenue sentimentale Je ne connais plus le conducteur Je ne bouge plus soie sur les glaces Je suis malade fleurs et cailloux J’aime le plus chinois aux nues J’aime la plus nue aux écarts d’oiseau Je suis vieille mais ici je suis belle Et l’ombre qui descend des fenêtres profondes Epargne chaque soir le coeur noir de mes yeux. Paul Eluard, Capitale de la douleur, 1923
lunes, 8 de diciembre de 2014
miércoles, 3 de diciembre de 2014
Despacio
sábado, 29 de noviembre de 2014
Sans titre
Un gentilhomme, un chevalier, un cavalier
Tous les trois mèneraient-ils la danse ?
Alors moi, je me démène pour dénicher
La Muse au masculin
Oui, certes, il m'en faut un.
Je vagabonde, traînasse, flâne.
Je te cherche, vague à l'âme,
en quête de quoi, un partenaire ?
Non ! Je m'égare, je suis vénère.
Soudain, je le sens gronder
Du sol monter, en toute intensité,
Une caresse ? Quelle ivresse ! Pure esbroufe !
Il prend des grands airs, trop ouf !
Virgile dantesque, enfin, il est là, c'est le souffle...
Tous les trois mèneraient-ils la danse ?
Alors moi, je me démène pour dénicher
La Muse au masculin
Oui, certes, il m'en faut un.
Je vagabonde, traînasse, flâne.
Je te cherche, vague à l'âme,
en quête de quoi, un partenaire ?
Non ! Je m'égare, je suis vénère.
Soudain, je le sens gronder
Du sol monter, en toute intensité,
Une caresse ? Quelle ivresse ! Pure esbroufe !
Il prend des grands airs, trop ouf !
Virgile dantesque, enfin, il est là, c'est le souffle...
lunes, 24 de noviembre de 2014
Rondeur de ligne
J'écris la ligne d'horizon azur
Qui n'est ni ligne, ni azur
Et pourtant j'écris en noir et blanc
Ce que me souffle le vent
miércoles, 19 de noviembre de 2014
Después del olvido...
Sigues prisionera de la niebla
atrapada en las tinieblas
de la mente demente; andas a ciegas
por sendas desiertas.
Agorafobia de una mano abierta,
sientes la mirada ciega
angustiada, rehén del olvido. !Despierta!
Al pasado esfumado se opone la alegría de tu nieta
de presente incandescente, para ti una pirueta.
En la esquina das la vuelta
a la página de memoria disuelta,
se encaminó rabiosa y descompuesta
la nostalgia del revivir; cuánto cuesta...
lunes, 10 de noviembre de 2014
Splash
El otro día se rompió la luna
Y fue porque el tiempo resbaló
Al morder el sol el preludio en forma de cuna
Privilegio temporal que los unió.
Miramos atrás para dar un paso más
Ilusión mullida tapizada de encanto
Fuente de luz que habla en voz baja
Desnudez amable de poesía y canto.
En la acústica de una deliciosa mirada
El silencio enriqueció la llama arrebatada.
Paleta de colores y tonos flotantes
En un aire perezoso y distante
De brisa y rumores colgantes
Como conchas orgánicas delirantes.
Tenemos un futuro en suspensión,
Resguardado de la tradición
Esqueleto rígido teñido de emoción,
Pura expresión, discreta pasión.
Vuelco único: 6 y 9.
Truco bíblico del H2O, cambio de luz, se mueve.
Aprecio tu reflejo; espero que se renueve
en un 8 efímero como el aguanieve.
miércoles, 5 de noviembre de 2014
^^
Si el césped es verde y tu mirada cristalina
Si la nieve es blanca y tu piel blanquecina
Si el sol es amarillo y tu olor lavanda floral
Si el mar es turquesa y tu sangre magenta
el despertar es confusion deliciosa
derrame de vida oculta,
danza voluptuosa
de cisnes negros
salvajes
aves Blanco arrebato de ira, disfrazado de árbitro,
ves devolver la mirada odiosa, crujir masculino
es atisbar el negror del alba sucia, pudiente
saber aclamar al vencedor pulcro, desconcertante.
besar
rebosar
plasticidad
plumas plateadas
picos de coral con decoro
oro condal, temor de moros
crujir del silencio opaco por nubes
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miércoles, 15 de octubre de 2014
domingo, 12 de octubre de 2014
Déboussolée
Mes déboulés me déboussolent
Ma tête affolée se déboulonne
Mon regard furieux bouillonne
C'est aujourd'hui que j'auditionne.
Je me défoule, me décloisonne
Mes yeux sans horizon me saoûlent
Puis dégrisée, je surgis telle une lionne
Rugissant, bondissant dans la foule.
La folie passagère m'exaspère
Un bond en avant, je dégringole
Et retombe sur mes pieds, au sol
Royaume de la terre mère.
Voilà, enfin, je décolle !
Telle une sterne élégante
Qui prend son envol
Gracieuse et stridulante
Ma tête affolée se déboulonne
Mon regard furieux bouillonne
C'est aujourd'hui que j'auditionne.
Je me défoule, me décloisonne
Mes yeux sans horizon me saoûlent
Puis dégrisée, je surgis telle une lionne
Rugissant, bondissant dans la foule.
La folie passagère m'exaspère
Un bond en avant, je dégringole
Et retombe sur mes pieds, au sol
Royaume de la terre mère.
Voilà, enfin, je décolle !
Telle une sterne élégante
Qui prend son envol
Gracieuse et stridulante
viernes, 3 de octubre de 2014
V como vértigo
A mi amiga del alma se la llevó la tristeza
No supo escoger el hombro sobre el que sollozar
No pudo contener tanto asombro
No quiso quitar la mirada al hombre sombrío
Prefirió cerrar los ojos y entregarse al vacío.
No supo escoger el hombro sobre el que sollozar
No pudo contener tanto asombro
No quiso quitar la mirada al hombre sombrío
Prefirió cerrar los ojos y entregarse al vacío.
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La louve
Ecrivons sur la page Pendant que la mer dégage Si la mère enrage Elle effacera toutes les pages
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