lunes, 15 de febrero de 2016

mmmmhhh...

Pétrir pour le plaisir la pâte
De mes deux mains sans hâte
Fléchir sans réfléchir l'échine
Là où à te tartiner je m'échine.

Miel de la langue, que de louanges !
Je savoure tes gestes qui me mènent aux anges
Mariant douceur de tes mains
Et fougue appétissante de tes reins.

Enfin, tu arroses de ton jus le creux de mes braises
Je brûle et me laisse cuisiner, n'en déplaise
Toi et moi, en émulsion étouffant nos ébats détroussés
De saveur qui montent en ardeur marinée et remaniée.

Roucoulements, hanches et leur va et vient
Nous fonçons avant de fondre tel le chocolat
Tu t'enflammes, tu flambes, t'exclame : je viens !
Tu m'enrobes, je me dérobe, caramel en émoi.

domingo, 24 de enero de 2016

Flèche de l'instantané

La vision rectiligne
Rend la convexité linéaire
La rondeur la plus indigne
S'indigne de ta ferveur imaginaire
Là où le carré de complexité éphémère
Tempère la courbe carrément adroite de tes congénères.


viernes, 22 de enero de 2016

Do ré mi fa sol la si do...

Notes, noires et pointues
Pattes du soir velues
Saveur caramel, touches crochues...
Tes lèvres ! de pétales charnues
inondent le sable des étendues

A tes pieds, la plage d'un enfer encore inconnu

miércoles, 20 de enero de 2016

lunes, 18 de enero de 2016

Divorce à l'amiable

Je t'aime, tu m'emmènes, ils sèment au gré du vent...
Je t'aide, tu plaides, nous ? à la racine carrée du temps...
Je mène, tu te démènes, à nous deux ! Tu m'attends ?
J'égrène, tu me ramènes, toi et moi ? Non ! Va-t'en !

J'espère, tu te désespères, langue de vipère, à fleurets mouchetés ! 
Je te vénère, tu es vénère, je fais mouche, à toi de t'effacer ?
Je m'exerce, tu m'exaspères, prise de fer, coup fourré !
Je gère, tu digères, à riposte composée, va rendre ton épée !

Je m'émeus, tu m'en veux, pas de deux sans aveux, dégaine !
J'en veux plus, tu refuses, les coups fusent, attaque de haine.
Je m'offense, ta défense, contre-temps, corps à corps, je m'entraîne.
Je te dévore, tu m'adores, je fais mouche, sainte Nitouche, tu rengaines.

Je m'esquive, tu dérives, ivre mort, escarmouche... touché !
Je t'évite, tu t'effrites, une-deux, virevolte, volte-face, j'ai gagné !
Je tire, tu t'écries : à l'attaque ! Indirecte, je rouspète, te voilà désarmé !
Je m'en ivre, tu te livres, à la défensive ? j'applaudis, et toi... tu me maudis.

domingo, 10 de enero de 2016

La mar bella

El toque intenso del dolor
aúna pasiones sofisticadas y rotundas
en el palacio desasogado por el temblor
de los pasos ofensivos, tú, con mirada iracunda,
modulación de tonos eclécticos
en un espacio depurado
y fisurado por el tiempo tríptico
que se mide y compite con vacíos estampados.
Andaluz, con personalidad y frescura, 
recorres los pasillos de mi locura
con solera audaz de dinámica cordura
acechando por la ventana del alma la lejanía insegura.

sábado, 9 de enero de 2016

martes, 22 de diciembre de 2015

domingo, 6 de diciembre de 2015

Pour se donner un genre

Une femme, un homme
Deux yeux, un borgne
Une épée, un sabre
Vide engendré, plénitude âpre.

Naître homme
Celui qui pénètre et déraisonne
Être femme,
Être infâme ?

sábado, 28 de noviembre de 2015

Ton absence

J'ai hurlé pour faire taire ma tristesse
Rien à faire, je bute sur la même pierre 
Grise et butée, telle la volonté altière
De contrer ma quête de sobre sagesse.

Chemin de cailloux, lit d'un courroux 
Morcelé par les dents de la mort
Déchiqueté par les vents du remords
De n'avoir pu te prendre dans mes bras si doux.

Comme le corps rejette la greffe
Mon cœur se résiste à ta perte
Mon âme s'abîme dans la terre déserte
J'erre sans but te poursuivant sans cesse.

Aucune échappatoire au vide pesant du souvenir
La terre continue de tourner, légère, vers l'avenir
Qui, en ton absence, prend des airs de soupir
Déchirure du temps présent balafré par l'épée du sbire.

Mes cris déchirent solennellement le ciel de silence
Mes larmes délient les chaînes de la dépendance
Mes lèvres déplient les mots ravalés sans cap ni espérance
Sur la terre fertile où tes cendres feront renaissance.

La louve

Ecrivons sur la page Pendant que la mer dégage Si la mère enrage Elle effacera toutes les pages